TDRS POUR LE RECRUTEMENT D’ UN-E JURISTE EXPERT-E EN VIOLENCE CYBERNETIQUE FAITE AUX FEMMES ET AUX FILLES

Localisation : Tunis
Catégorie : Média et Communication
  • - Du 28/06/2022 au 28/07/2022 à 01:00

TERMES DE REFERENCE

POUR LE RECRUTEMENT D’ UN-E  JURISTE EXPERT-E  EN VIOLENCE
CYBERNETIQUE  FAITE AUX FEMMES ET AUX FILLES



Partenaires

Centre de Recherches, d’Etudes, de Documentation et d’Information sur la Femme (CREDIF), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et l’Union Européenne (UE)

Profil de l’expert.e

Un-e  juriste expert-e  en violence cybernétique  faite aux femmes et aux filles

Objet de la consultation

Contribution à la mise en œuvre d’un baromètre de cyberviolence faite aux femmes et aux filles.

Contexte général

« Les sociétés numériques », « les peuples d’internet », « les nétoyen-ne-s »…, des concepts récents qui traduisent l’omniprésence et la transversalité du numérique à savoir les nouvelles technologies, les réseaux sociaux et les nouveaux médias dans toutes les sphères.
En effet, l’utilisation grandissante d’l’internet, la rapidité et la viralité de diffusion des informations ont engendré, malgré les différentes politiques de la sécurité en ligne, un phénomène épidémique : la cyberviolence à l’encontre des femmes et des filles.
Ce type de violence se présente sous différentes formes dont, le flaming (messages violents, insultants et menaçants), le dénigrement, l’usurpation d’identité, le outing (partage d’informations intimes et /ou confidentielle), le revenge porn, le slut shaming
(honte faite aux femmes), le cyber-harcèlement …

Très souvent, les femmes victimes de cyberviolence se trouvent face à une situation de victimisation secondaire et de culpabilisation fondée sur un héritage socioculturel sexiste et un système de croyances discriminatoires.

A cet égard, l’étude exploratoire faite par le CREDIF en 2019 portant sur « Les violences faites aux femmes dans l’espace numérique : l’exemple du Facebook »[1] montre que 95% des femmes enquêtées préfèrent ne pas porter plainte de peur de stigmatisation de la part de leur entourage.

Selon la même étude, la majorité des interviewées affirment que la plupart des femmes victimes de cyber-agression ne sont pas conscientes d’être dans  une situation de violence. Une des premières explications à ce constat est que de nombreuses victimes ne réalisent toujours pas ce qui s'est passé et sous-estiment la gravité de la situation. Dans la même perceptive,  le rapport d’orientation réalisé par le CREDIF en 2021 portant sur «La cyberviolence faite aux femmes en Tunisie »[2]  a mis l’accent sur les stratégies et les armes d’emprise adoptées par l’auteur de la  cyberviolence faite aux femmes (repérer les fragilités de la victime, instaurer un climat de confiance avec elle, l’isoler, la dévaloriser, inverser la culpabilité, instaurer un climat de peur et d’insécurité…). Ces stratégies ne font qu’exacerber la situation de vulnérabilité, le sentiment de peur et accroître le risque de cyberviolence faite aux femmes.
C’est dans ce contexte que le Centre, de Recherches, d’Etudes, de Documentation, et d’Information sur la Femme (CREDIF) propose, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA),  dans le cadre du programme Emna « Pour une réponse intégrée aux violences fondées sur le Genre » appuyé par l’Union Européenne d’élaborer et de mettre en ligne un baromètre de cyberviolence faite aux femmes.

A cet égard, nous envisageons le recrutement d’un-e  juriste expert-e  en violence basée sur le genre et violence cybernétique  faite aux femmes et aux filles pour assurer les missions décrites ci-dessous.

Missions de l’expert-e

L’expert-e recruté-e est appelé-e à :

-        Participer aux réunions de réflexion et de préparation nécessaires ;

-        Identifier les procédures nécessaires et les textes de loi adéquats à chaque niveau de danger et/ou de risque de la cyberviolence faite aux femmes et aux filles ;

-        Reformuler les procédures et les textes de loi proposés en message d’orientation juridique et procédurale, en arabe et français, et les valider avec l’équipe du CREDIF et de l’UNFPA

-        Co-valider la mise en œuvre technique du baromètre de la cyberviolence faite aux femmes et aux filles (accessibilité, positionnement…) ;

-        Participer à la rencontre de présentation du baromètre de la cyberviolence faite aux femmes et aux filles ;

-        Fournir un rapport détaillé de mission.

Nombre de jours de consultation : 05 jours

QUALIFICATIONS  & CRITERES DE SELECTION

Les soumissionnaires doivent être diplômé-e en sciences juridique avec une expérience de 10 ans au minimum.

Les deux partenaires  sélectionneront le profil pertinent selon les critères suivants :

-        Expertise en matière de cyberviolence faite aux femmes et aux filles

-        Expérience dans le domaine de genre, droits humains et droits des femmes;

Livrables

-        Le contenu juridique du baromètre de cyberviolence faite aux femmes et aux filles (les textes de lois relatifs à la cyberviolence faite aux femmes et aux filles et les procédures de recours).

NB : La langue du contenu du baromètre en question sera l’arabe et le français.

-        Le rapport de la mission

NB : Le rapport doit être soumis en français et en arabe.

Suivi et monitoring

La supervision et la validation du travail seront assurées par les équipes du Credif et de l’UNFPA

MODALITES DE SOUMISSION & PROCEDURES 

Le dossier de candidature doit comporter :

-        Un CV

-        Une offre technique incluant une note méthodologique qui tiendra compte des éléments contenus dans la présente demande de consultation.

-        Une Offre financière détaillée

 

L’expert-e retenu-e sera celui-celle qui recevra le meilleur score au vue des notes attribuées selon un barème préétabli qui tiendra compte de l’expertise, de l’expérience et de l’offre financière.

 

A envoyer par e-mail à l’adresse suivante : directiongenerale@credif.org.tn

Le dernier délai de soumission de candidature est fixé au 28 juillet 2022.

 

[1] Sadok Hammami, « Les violences faites aux femmes dans l’espace numérique : l’exemple du Facebook », 2020, Centre de Recherches, d’Etudes, de Documentation et d’Information sur la Femme (CREDIF).

[2] https://drive.google.com/file/d/1SRGhyuz52wvy6KOPx4Bwec3-v7mNyukN/view?usp=sharing

Le lien des TDRS :
https://drive.google.com/file/d/14xCBwzt4funfHSyTPjuWG4wkRwNQpf5c/view?usp=sharing

Chargement des enrichissements...